C'est aujourd'hui Christian Ost, l'auteur d'Un dé en acajou a disparu, aux éditions Quadrature, qui répond à nos questions :

Christian OstInterview Littér'Halles

1-   Vous avez été sélectionné(e) pour concourir au Prix Littér'Halles. Est-ce pour vous "une bonne nouvelle" ?

C’est une « nouvelle » qui se lit, et se relit avec ravissement, honneur et fierté.

Il y a également une forme de reconnaissance et de satisfaction liée au fait que les prix ne sont pas un aboutissement, mais un commencement. Une invitation à se mettre au travail pour apporter du divertissement et du bonheur aux gens. Bref, c’est un plaisir.

2-  Aimez-vous prendre des "nouvelles" de vos lecteurs ? Leur avis compte-t-il pour vous ?

J’aimerais beaucoup prendre des nouvelles de mes lecteurs. D’autant que les gens que je fréquente et qui ont lu le livre me renvoient d’excellentes nouvelles. Mais je n’ai pas vraiment, ni le loisir, ni l’organisation de prendre leur avis (hormis les blogs qui m’arrivent de manière épisodique). Je pense que le prochain recueil devrait être accompagné d’une feuille d’évaluation, comme pour tous les travaux académiques. Ou bien pourront-ils simplement cliquer sur des émoticônes d’un questionnaire sur le net.

3-  Pourquoi avez-vous choisi le genre de la nouvelle ? En quoi y trouvez-vous une écriture particulière ?

Le genre de la nouvelle est très particulier, et adapté à notre époque : le fait d’écrire, et pour certains le fait de lire, réclame une organisation du temps qui n’est pas toujours facilitée par les circonstances. En outre, il est probable que dans un recueil de nouvelles, on y trouve toujours quelque chose à apprécier. Mais on pourrait aussi être du genre à renouveler le genre de la nouvelle. Par exemple, en associant une image (dessin, photo) au texte, l’essentiel restant de transmettre de manière succincte une émotion, une information, un divertissement, une réflexion.

4-  Donnez-nous quelques "nouvelles" de votre livre !

Il va bien, je vous remercie. Il languit d’un petit frère qui a du mal à venir. Mais il a la charge d’ainesse, celle de se jeter à l’eau et de prendre des risques, d’ouvrir des portes et de créer de nouveaux réseaux. La particularité de ce recueil est de décrire l’économie en s’amusant, de parler de choses austères avec le sourire (parfois le rictus) de la dérision. Beaucoup de réactions viennent de la part de personnes réticentes aux choses de l’économie, et qui découvrent finalement qu’on peut apprendre en se divertissant, qu’on peut se moquer en restant sérieux.

Christian Ost